De nombreux propriétaires de location saisonnière se posent la question : suis-je redevable de la taxe d'habitation ? Cette taxe locale contribue notamment au financement des services publics locaux. Doit-on payer sa taxe d'habitation pour un logement loué en saisonnier ? Comment éviter de la payer ? Si je suis propriétaire et gère moi-même ou si je passe par une conciergerie, est-ce pareil ? On fait le point sur le sujet de la taxe d'habitation location saisonnière en 2025, et nous ne manquerons pas d'aborder d'autres taxes telles que la CFE ou la taxe foncière qui sont également sources d'interrogation.
Dans cet article :
- Quelles sont les taxes que je dois payer si je suis propriétaire d'une location saisonnière ?
- Dois-je payer une taxe d'habitation si mon bien est en location saisonnière ?
- Taxe d'habitation location saisonnière : comment éviter de la payer ?
Quelles sont les taxes que je dois payer si je suis propriétaire d'une location saisonnière ?

Avant de nous concentrer sur la question de la taxe d'habitation location saisonnière, il est essentiel de bien comprendre les enjeux fiscaux d'un meublé de tourisme. En tant que propriétaire d'une location saisonnière, vous devez vous acquitter de plusieurs taxes.
La CFE
La CFE (cotisation foncière des entreprises) est un impôt dû par les entreprises en France, les indépendants ainsi que les particuliers qui exercent une activité professionnelle régulière et non salariée, et ce même s'ils n'ont pas un statut d'entreprise.
Dans le domaine de la location courte durée, la CFE s'applique aux propriétaires qui exploitent leur bien de manière habituelle. Cette taxe est alors calculée en fonction de la valeur locative du bien utilisé pour l'activité de meublé de tourisme et son montant varie également en fonction de la commune où est situé le bien.
Elle doit également être payée par les loueurs meublé non professionnel (LMNP). Il existe toutefois certaines exceptions : la CFE n'est pas due lors de la première année de création de l'activité. Les entreprises générant moins de 5000€ de chiffres d'affaires sont également exonérées. Les meublés de tourisme ne sont pas redevables de la CFE également (source).
La taxe foncière
En tant que propriétaire du logement que vous louez en location saisonnière, vous êtes redevable de la taxe foncière. Le montant est calculé en multipliant la base imposable du bien par les taux d'impositions applicables. Ces deux paramètres sont basés sur la valeur locative cadastrale ainsi que la taux d'imposition voté par chaque commune, ce qui peut expliquer parfois de grandes différences entre les villes.
Nous vous invitons à consulter le site du gouvernement qui explique dans le détail la taxe foncière en cliquant ici.
La taxe foncière est encore souvent confondue avec la taxe d'habitation, alors que ce sont bien deux taxes totalement différentes.
La taxe de séjour
Il s'agit d'un impôt que les voyageurs doivent payer lors de leur séjour dans un hôtel, un gîte ou une location saisonnière. Instituée par les communes, cette taxe permet de financer des dépenses liées au développement du tourisme local et à sa gestion.
La taxe de séjour dépend de plusieurs critères, tels que le type de logement, la durée du séjour, le nombre de personnes ou bien encore la période de l'année. Le propriétaire ou gestionnaire de la location courte durée doit ensuite reverser cette taxe à la commune où se trouve le logement, via un site dédié.
Nous vous conseillons de consulter le site du gouvernement pour en savoir plus sur la taxe de séjour, et d'utiliser également un channel manager pour simplifier votre gestion locative.
Dois-je payer une taxe d'habitation si mon bien est en location saisonnière ?

La taxe d'habitation est un impôt qui a été supprimé pour une grande partie de la population française en 2023. Mais elle a été maintenue sur les locations saisonnières et les résidences secondaires.
De nombreux propriétaires d'Airbnb et autres locations saisonnières se demandent souvent s'ils doivent s'acquitter de cette taxe. Son paiement dépend de votre usage personnel du bien.
Par principe, les propriétaires d’appartements ou maisons utilisés en location saisonnière ou de courte durée sont tenus de payer la taxe d’habitation correspondante dès lors qu’ils entendent, au 1er janvier, s’en réserver la jouissance (pour eux ou leur famille) sur une partie (même minime) de l’année.
Or, dans le cas des locations courtes durées, la situation peut être compliquée. Les propriétaires qui louent leur bien via des plateformes comme Booking.com ou Airbnb doivent ainsi prendre en compte leur capacité à refuser des réservations. Cette possibilité implique alors qu'ils conservent un certain niveau de jouissance de leur bien, ce qui, pour le Conseil d'Etat, les rend redevables de la taxe d'habitation.
Ainsi, dans une récente affaire, un couple possédant des gîtes a été étonné de recevoir une taxe d'habitation pour leurs biens. En utilisant l'argument qu'ils les mettaient régulièrement en location courte durée, le couple a estimé avoir été imposé à tort et a porté l'affaire devant la justice. Le tribunal a donné raison à l'Etat, estimant que le couple pouvait avoir la jouissance de leurs gîtes pendant l'année. (source)
Taxe d'habitation location saisonnière : comment éviter de la payer ?

Pour ne pas payer la taxe d'habitation location saisonnière, il faut donc prouver que vous n'y résidez jamais. Même si vous mettez votre bien ponctuellement en location sur Airbnb ou d'autres sites concurrents, l'administration peut ainsi considérer que vous avez la possibilité d'y séjourner et de profiter de votre bien à votre guise.
Signer un contrat de gestion pour éviter la taxe d'habitation location saisonnière
Pour éviter cela, nous vous conseillons deux solutions :
- confier le bien à un agent immobilier titulaire d'une carte professionnelle (la fameuse carte G) ;
- laisser la gestion de votre location à une conciergerie.
En optant pour l'une de ces 2 solutions afin d'éviter le paiement de la taxe d'habitation location saisonnière, vous aurez un contrat prouvant que votre bien n'est réservé qu'à un usage locatif saisonnier et que vous n'y résidez jamais. Pour cela, il est bien nécessaire de le préciser dans le contrat de gestion, qu'il soit signé avec un agent immobilier ou une conciergerie.
Transformer votre bien en meublé de tourisme
Autre solution pour être exonéré de la taxe d'habitation location saisonnière : signer un contrat avec une agence de location ou une plateforme comme Gîtes de France pour mettre le bien en location saisonnière tout au long de l'année, sans que vous ayez la possibilité d'y séjourner.
Ainsi, votre location saisonnière devient un meublé de tourisme, avec pour usage exclusif la location à des voyageurs, pour des durées plus ou moins courtes.
On confond souvent les termes "meublé de tourisme" et "location saisonnière", pourtant une petite nuance les distingue. La location saisonnière est un terme générique qui désigne tout logement meublé loué pour de courtes durées à une clientèle de passage, sans qu’elle y élise domicile. Cela peut inclure des chambres chez l’habitant, des gîtes, ou encore des meublés de tourisme. Ces derniers forment une catégorie bien précise : ce sont des logements entiers, meublés et équipés, qui doivent obligatoirement être déclarés en mairie, et qui peuvent même être classés par étoiles (de 1 à 5). En résumé, tous les meublés de tourisme sont des locations saisonnières, mais toutes les locations saisonnières ne sont pas forcément des meublés de tourisme.
N'hésitez pas à nous poser vos questions concernant la taxe d'habitation location saisonnière en commentaire. Nous pourrons y répondre ou vous rediriger vers des ressources spécialisées dans ce sujet.


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